Objection Votre Honneur



Publié le dimanche 20 juillet 2008


Dimanche 20 juillet 2008

CHAREST SABOTE LE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ POUR FAVORISER LA PRIVATISATION

 

L'entente sur la mobilité de la main-d’œuvre, que vient de conclure Jean Charest au Conseil de la fédération, aggravera grandement les pénuries de personnel dans les réseaux de santé des provinces les moins bien nanties, dont le Québec, préviennent les fédérations d'infirmières.

 

Toutes les provinces sont aux prises avec des pénuries d'infirmières; pour l'ensemble du Canada, il manque 20 000 infirmières, soit un peu moins de 10 % des effectifs totaux. Au Québec, il en manque 1500 sur un total de 70 000 infirmières. En raison des départs à la retraite, cette situation empirera au cours des prochaines années.

Or les provinces les moins bien nanties perdent déjà des infirmières qui s'en vont travailler dans des provinces qui sont en mesure de mieux les payer. «Le Québec est la province où les infirmières sont les moins bien payées».

Il existe déjà un mouvement d'exode des infirmières des provinces de l'Est du Canada, dont le Québec, vers les provinces plus à l'ouest, soit l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. L'écart de salaire entre une infirmière québécoise et une infirmière ontarienne peut atteindre 10 000 $ et même 12 000 $. En Alberta, une infirmière peut obtenir de 15 000 $ à 20 000 $ de plus qu'au Québec.

 

La pleine mobilité des infirmières, qui pourront sans entraves travailler dans n'importe quelle province, aura pour conséquence de «déshabiller Pierre Pauvre pour habiller Paul Riche».

 

Comment Charest pourrait-il justifier de privatiser un système public qui fonctionnerait bien ? Impossible. C’est pourquoi sous les apparences vertueuses d’une entente sur la mobilité de la main d’œuvre, il permet aux provinces riches de venir vider nos hôpitaux des infirmières déjà en nombre insuffisant. La pénurie d’infirmières à Sacré-Cœur a été le prétexte pour sous-traiter des chirurgies à la clinique Rockland.

 

En se faisant le promoteur de cette mobilité Charest travaille contre les intérêts supérieurs des Québécois tout comme il l’a fait en contournant les lois du Québec pour justifier son approbation de l’inutile, du nuisible, du polluant et du risqué projet du port méthanier Rabaska.

 

« ON EST JAMAIS MIEUX TRAHI QUE PAR LES SIENS »